Patrimoine naturel

Le parc est reconnu comme zone importante pour la protection des oiseaux (ZICO) par Birdlife International.

L’inventaire en cours de la flore dévoile un taux d’endémisme de 50% ; les 40 taxons se répartissent selon trois origines biogéographiques : 02 de souche méditerranéenne, 18 de souche saharo sindienne et 20 de souche tropicale.

Par ses différents écosystèmes, l’Ahaggar est un maillon clé pour la biodiversité mondiale. Il renferme notamment les gueltates d’Issakarassene et les gueltates d’Afilal classées  site Ramsar respectivement en 2001 et 2003 sur 35100 et 20900 ha.

 

 

Ces habitats assurent aux différentes espèces des ressources alimentaires, un approvisionnement en eau et une relative quiétude durant tout leur cycle biologique. La biomasse exploitée par ces espèces est assez importante et se concentre au niveau des cours d’eau.

Parmi les espèces faunistiques présentent dans l’Ahaggar on retrouve la Gazelle dorcas (Gazella dorcas Linnaeus) dont la densité est plus que satisfaisante dans la région de l’Anhef.

Le Guépard (Acinonyx jubatus Schreber) dont les traces ont été observées dans plusieurs sites (la Tafedest, le Meddak,…). L’observation la plus récente remonte à Juillet 2008 où les nomades de la région de la Tefedest avaient repéré une famille composée de deux adultes et deux jeunes rassemblés autour d’un point d’eau.

Le Mouflon à manchettes (Ammotragus lervia Pallas) notamment dans la Tefedest et le Massif central de l’ahaggar. Les cartes de répartition montrent que l’aire de répartition régresse avec le temps

Suite aux inventaires effectués et aux résultats obtenus au niveau des oueds de la Tefedest, on relève une végétation moins agressée et des points d’eau importants.

Les impluviums, les oueds, les plateaux d’altitude et les falaises sont des lieux privilégiés pour plusieurs espèces : le mouflon, le guépard, le chat sauvage (observé au niveau de l’oued Ouhat), la gazelle dorcas, le Daman des rochers, le hérisson du désert.

La Tefedest abrite plusieurs espèces de rapaces dont le plus abondant est le Percnoptère d’Egypte Neophron percnopterus.

Les Oueds qui traversent le massif de la Tefedest abritent et accueillent une avifaune migratrice importante. Ce sont des gîtes d’étapes d’une importance primordiale pour l’avifaune qui traverse deux fois la région désertique du Hoggar.

La Tefedest ouest est caractérisée par de nombreuses nappes et terrasses à armoise de Judée.

La partie méridionale du massif de la Taessa est le domaine des ânes et des troupeaux de chèvres et de dromadaires.

Les Oueds encaissés (Akaiour, Taramast…), le plateau et les pelouses d’altitude sont assez pourvues en végétation. Elles constituent le domaine du mouflon à manchettes.

Les autres espèces de rapaces sont représentées par le Circaète Jean- lblanc, le faucon lanier, le Faucon crécerelle, l’Aigle botté, l’Aigle royal, la buse féroce. 

Patrimoine culturel

Il faut rappeler que le parc a été créé tout particulièrement pour la richesse de ses biens culturels matériels de nature archéologique appartenant à la préhistoire.

Comme patrimoine immatériel, on peut citer certaines pratiques culturelles fondamentales propres à la réalité de l’Ahaggar. L’exemple du nomadisme s’avère aujourd’hui comme une pratique dont dépend un registre inexorable de savoir-faire indispensables au maintien de l’équilibre extrêmement sensible assurant la survie des hommes, de leur culture commune et de leur environnement naturel.

Il y a également l’artisanat propre à l’Ahaggar, comme la vannerie, la poterie, le travail du cuir, des métaux, la bijouterie et le travail sur bois. A cela il faut ajouter le savoir-faire local et une pharmacopée traditionnelle vieille de plusieurs millénaires. Art rupestre, gravé ou peint se retrouve sur des milliers de sites, dont les plus anciens datent de plus de 8000 ans. L’Ahaggar est riche également d’innombrables monuments funéraires très anciens et dont le plus connu reste le tombeau de la reine targuie Tin Hinan, à Abalessa.

Ces vestiges prouvent que longtemps avant les pharaons, nos ancêtres maîtrisaient l’art de construire des monuments. «Les premiers vestiges dans la région remontent à plus d’un million d’années. Nous avons beaucoup d’artefacts, car l’Ahaggar est l’un des berceaux de l’agriculture avec le Japon et la Mésopotamie.

Ce n’est pas tout, car le patrimoine immatériel de l’Ahaggar, constitué de traditions orales, de musiques – telles que le tindi et l’imzad – de poésies et de légendes, est très important.

Les pratiques et savoirs liés à l'Imzad ont été inscrits à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la Culture (Unesco) le 04 Décembre 2013.

Services écosystèmiques

Les écosystèmes de l’Ahaggar fournissent de nombreux services aux populations locales. Il s’agit entre autre du bois combustible pour la cuisson et le chauffage, du bois utilisé dans l’artisanat local (bijouterie), des plantes médicinales et/ou fourragères sur les parcours. Certaines espèces trouvent des usages domestiques importants (construction, clôture, confection,…etc.).

Par ailleurs, le stockage et la filtration des eaux sont parmi les multiples services que fournissement les zones humides présentes dans l’Ahaggar. 

Les paysages pittoresques de ce territoire offrent de véritables opportunités pour les loisirs de plein air et le ressourcement ; un gisement d’activités et de bénéfices pour les populations et les opérateurs touristiques locaux.