Historique

Le parc culturel de Tindouf est officiellement né le 1er juin 2008 à la publication du décret exécutif N° 08-157 portant sa création et sa délimitation.

Jusque-là, aucune instance ne structure cette région en un ensemble unique : le parc culturel en est la première.

Depuis sa naissance, le parc se veut l’incarnation de l’indissociabilité culture / nature propre au Tindouf en y proposant une organisation, un territoire, et un projet cohérent.

Localisation et taille

Le parc culturel de Tindouf est localisé dans la partie ouest du Sahara algérien dans la wilaya de Tindouf. il couvre une surface de 168.000 Km² et il concerne 2 communes (Tindouf et Ain El Assel).

 

 

Dispositif de gestion

Le parc est géré par un office : L’office national du parc culturel de Tindouf. C’est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dirigé par un directeur et administré par un conseil d’orientation.

Il comporte des structures de siège (départements, services et sections), et des structures hors siège (divisions, subdivisons, postes de contrôle et de surveillance).

Réglementation

L’accès à l’intérieur du parc culturel de Tindouf s’effectue par les postes de contrôle et de surveillance installés à Touiraf Bouâam, lieu-dit Point 75, Ouadiate Nehair, Tafgoumet, Oued El Ma, Oued djebilet, Erg Iguidi, Sefiat, Oum Karkour, El Mourat, Koudiat Laghnem, Nouamer, Oued Oum El Assel, Oum Touabaâ, Bou Akba, Oum Aouich, Souihat, Oued Khbi, Hassiane Chaâmba.

Les activités pastorales et d’artisanat rural et traditionnel sont autorisés dans le respect de la protection des espèces animales ou végétales et des zones particulièrement sensibles du territoire du parc.

L’office peut superviser l’évaluation d’impact des projets, travaux et programmes de développement, d’infrastructures, d’installations, de constructions, d’aménagement lorsqu’ils concernent les zones de protections délimitées.

Dans ces zones, les activités des agences de tourisme sont soumises à l’autorisation de l’office.

Ces agences veillent à ce que leurs clients respectent la réglementation relative à la protection du patrimoine éco-culturel, ainsi que celle en vigueur en matière d’utilisation d’appareils professionnels et/ou scientifiques, de prélèvements, de fouilles, de sondages.

Il est interdit de ramasser des biens culturels ; de prélever ou détruire des minéraux et fossiles ; de détruire, mutiler, couper ou arracher des espèces végétales sauvages ; de chasser, vendre, acheter, transporter des’animaux sauvages vivants ; de polluer ou pomper des eaux des gueltas, dayas, sources, mares, chotts, étangs et des lacs non autorisés.

Sur les stations rupestres, il est interdit de mouiller et mouler les gravures, de surcharger, de gratter, d’inscrire et de dessiner ; de détacher (ou tentative de détacher) ou détruire des parois.

Globalement, toute détérioration et/ou mutilation des biens culturels, des milieux et du patrimoine paysager du parc culturel est interdite, tout comme l’occupation ou l’utilisation des sites éco-culturels.

Une autorisation préalable est nécessaire pour l’utilisation du nom du parc à des fins commerciales, la publication sur son patrimoine éco culturel, toute intervention sur les biens culturels matériels classés et/ou en voie de classement ou inscrits sur la liste de l’inventaire supplémentaire.

En outre, toute découverte fortuite ou lors de travaux de recherche sur le patrimoine culturel et naturel doit être déclarée à l’office.

Patrimoine éco-culturel

Patrimoine naturel

Le parc englobe la réserve de l’arganeraie du périmètre Touaref Bou-âam : une aire protégée créée par arrêté de wilaya en février 2008 sur une superficie de 635,90 km², regroupant les principaux oueds (Oued el ma, Oued el gahouane, Oued Bouyadhine et Oued Khebi).

Dans cette région l’arganier est le seul arbre fruitier-forestier à statut rare avec un endémisme marqué. L’arganeraie de Tindouf constitue un habitat remarquable pour les petits mammifères tel que le lièvre, les rongeurs, les reptiles, le fennec et beaucoup d’oiseaux dans cette région.

La Sebkha de Tindouf d’environ 100 km de longueur et 10 à 20 km de largeur (0,96 ha) est  alimentée par oued El Ma et oued Bouyadhine ; elle est le lieu de passage de nombreux oiseaux migrateurs ou le canard du désert est principal locataire.

La Guelta de Tafagoumt alimentée par source permanente est entourée de végétation composée de tamaris, de typhas et de phragmites. Ce plan d’eau revête une grande importance pour la faune sédentaire et l’avifaune migratrice.

Patrimoine culturel

Le patrimoine archéologique de Tindouf comprend notamment les gravures rupestres, tombes géantes, tumulus, menhirs et mégalithes de la région de LAKHAL.

On note également la présence de fragments de poterie de la période paléolithique à Laqsibat, des empreintes à El-Henk, des tombes de formes arrondies à Séfiat près de Ghar Djebilet, des fossiles d’animaux et de végétaux de la fin du 3ème âge géologique à Oum Laâksa, des gravures rupestres à Laouinet et à Kebch Eddeheb aux environs de Oum El Assel. Les plateaux de Oum Touabaâ se caractérisent par leurs roches noires qui recèlent des empreintes, des fossiles marins et des gravures remontant à la période libyco-berbère, sans compter des pointes de flèches éparpillées sur de larges surfaces.

Un cratère météorique à Djebel Ouarkziz. Dans la région de Tafgoumt les ruines du fort portugais datant de l’ère médiévale. La région de Lakhal, à la limite sud-est de la wilaya, recèle à elle seule une vingtaine de stations de gravures rupestres, des tombes géantes, des tumulus, des menhirs, des mégalithes. Toute une histoire millénaire méconnue, jamais ou fort peu interrogée.

Services écosystémiques

Les écosystèmes de Tindouf fournissent de nombreux services aux populations locales.

Il s’agit entre autre du bois combustible pour la cuisson et le chauffage, du bois utilisé dans l’artisanat local (bijouterie), des plantes médicinales et/ou fourragères sur les parcours. Certaines espèces trouvent des usages domestiques importants (construction, clôture, confection,…etc.).

Les paysages pittoresques de ce territoire offrent de véritables opportunités pour les loisirs de plain air et le ressourcement ; un gisement d’activités et de bénéfices pour les populations et les opérateurs touristiques locaux. 

Par ailleurs, le stockage et la filtration des eux sont parmi les multiples services que fournissement les zones humides présentent dans le Tindouf. 

Contacts

Office national du Parc Culturel de Tindouf (ONPCT)

Adresse : cité administrative 50 bureaux. El Ksabi. TINDOUF.

Tel :  +213 49 37 05 94

Fax : +213 49 37 05 94

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