Historique

Le parc culturel de l’Atlas Saharien est officiellement né le 1er juin 2008 à la publication du décret exécutif N° 08-157 portant sa création et sa délimitation.Jusque-là, aucune instance ne structure l’Atlas saharien en un ensemble unique : le parc culturel en est la première.

Depuis sa naissance, le parc se veut l’incarnation de l’indissociabilité culture / nature propre à l’Atlas saharien en y proposant une organisation, un territoire, et un projet cohérent.

Localisation et taille

Le parc culturel de l’Atlas Saharien s’étire d’Ouest en Est sur toute la partie occidentale de l’Atlas saharien comprise entre le Chotte El Hodna (à l’est), et la frontière algéro-marocaine (à l’ouest).  Il englobe 105 communes réparties sur les wilayas de M’sila, Biskra, Djelfa, Laghouat, El Bayadh et Nâama. Avec sa superficie de 63.930 Km², il couvre presque 61% des surfaces de ces wilayas.

Dispositif de gestion

Le parc est géré par un office :L’Office National du Parc Culturel de l’Atlas Saharien. C’est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dirigé par un directeur et administré par un conseil d’orientation.

Il comporte des structures de siège (départements, services et sections), et des structures hors siège (divisions, subdivisons, postes de contrôle et de surveillance).

Réglementation

L’accès à l’intérieur du parc culturel de l’Atlas Saharien s’effectue par les postes de contrôle et de surveillance installés à Sidi Aissa et aéroport de Boussaâda, Gueltat Es Stel, Gueltat Sidi Saâd, Bougtoub, Méchria, Djenien Bou Rezg, El Abiod Sidi Cheikh, Tilremt, Messaâd, Ouled Djellal, Ben Srour et Bousâada, Sfissifa.

Les activités pastorales et d’artisanat rural et traditionnel sont autorisés dans le respect de la protection des espèces animales ou végétales et des zones particulièrement sensibles du territoire du parc.

L’office peut superviser l’évaluation d’impact des projets, travaux et programmes de développement, d’infrastructures, d’installations, de constructions, d’aménagement lorsqu’ils concernent les zones de protections délimitées.

Dans ces zones, les activités des agences de tourisme sont soumises à l’autorisation de l’office.

Ces agences veillent à ce que leurs clients respectent la réglementation relative à la protection du patrimoine éco-culturel, ainsi que celle en vigueur en matière d’utilisation d’appareils professionnels et/ou scientifiques, de prélèvements, de fouilles, de sondages.

Il est interdit de ramasser des biens culturels ; de prélever ou détruire des minéraux et fossiles ; de détruire, mutiler, couper ou arracher des espèces végétales sauvages ; de chasser, vendre, acheter, transporter des’ animaux sauvages vivants ; de polluer ou pomper des eaux des gueltas, dayas, sources, mares, chotts, étangs et des lacs non autorisés.

Sur les stations rupestres, il est interdit de mouiller et mouler les gravures, de surcharger, de gratter, d’inscrire et de dessiner ; de détacher (ou tentative de détacher) ou détruire des parois.

Globalement, toute détérioration et/ou mutilation des biens culturels, des milieux et du patrimoine paysager du parc culturel est interdite, tout comme l’occupation ou l’utilisation des sites éco-culturels.

Une autorisation préalable est nécessaire pour l’utilisation du nom du parc à des fins commerciales, la publication sur son patrimoine éco-culturel, toute intervention sur les biens culturels matériels classés et/ou en voie de classement ou inscrits sur la liste de l’inventaire supplémentaire.

En outre, toute découverte fortuite ou lors de travaux de recherche sur le patrimoine culturel et naturel doit être déclarée à l’office.

Patrimoine éco- culturel

Patrimoine naturel

L’Atlas Saharien recèle des îlots d’humidité ayant favorisé le développement d’écosystèmes remarquables. Les chaînes de montagnes sont couvertes d’une végétation diverse allant de la forêt claire de Pin d’Alep ou de chêne vert aux forêts clairsemées de genévrier rouge et de Phénicie (Juniperus phoenicea). L’Alfa constitue l’essentiel du sous-bois.

Parmi plus de 800 espèces recensées 2 à 7% sont endémiques, 72% sont de type méditerranéen, et 23% appartiennent à l’élément plurirégional. 

La faune est représentée essentiellement par : le lièvre, le sanglier, le chacal, le renard et des espèces ayant existé en abondance auparavant telles l’outarde, le porc épic, le mouflon à manchettes, la gazelle dorcas, etc.

L’avifaune est représentée par près de 25 espèces figurant toutes sur la liste des espèces d’oiseaux à protéger.

Cette biodiversité trouve des conditions favorables à son existence notamment au niveau des 37 zones humides (dont 7 sont classées Ramsar) que compte l’Atlas saharien.

 

Patrimoine culturel

Le parc culturel de l’Atlas Saharien abrite les toutes premières stations d’art rupestre naturaliste découvert au monde.

Les stations de Tiout (Ain Sefra) et de Moghrar Tahtani découvertes en 1847 furent la preuve irréfutable de la très haute antiquité du peuplement de l’Afrique du nord en général et de l’Algérie en particulier.

Par sa position insérée entre le Sahara et la zone septentrionale de l’Afrique, l’Atlas saharien a constitué, à toutes les époques, une zone de transition et un pont reliant le nord au sud. Partout, les hommes y laissèrent leur empreinte.  Sites archéologiques, parois gravées, monuments funéraires protohistoriques, ksour etc.… évoquent des passés lointains et des civilisations disparues, Mais restées gravées dans la mémoire des populations de l’Atlas qui, à juste titre, qualifient ces témoins de « El Hadjra El Maktouba ou El –Msaoura » symbolisant la notion de legs et d’héritage que nos lointains ancêtres nous ont laissé : «bien avant l’écriture » dixit Malika HACHID. (1992

 

 

Services écosystèmiques

Les écosystèmes de l’Atlas Saharien fournissent de nombreux services aux populations locales.

Il s’agit entre autre du bois combustible pour la cuisson et le chauffage, du bois utilisé dans l’artisanat local (bijouterie), des plantes médicinales et/ou fourragères sur les parcours. Certaines espèces trouvent des usages domestiques importants (construction, clôture, confection,…etc.).

Par ailleurs, le stockage et la filtration des eaux sont parmi les multiples services que fournissement les zones humides présentes dans l’Atlas Saharien. 

Les paysages pittoresques de ce territoire offrent de véritables opportunités pour les loisirs de plein air et le ressourcement ; un gisement d’activités et de bénéfices pour les populations et les opérateurs touristiques locaux. 

Contacts

Office national du Parc Culturel de l’Atlas Saharien (ONPCAS)

Adresse : Bordj Tizegrarine (Ex.Bouscarene). BP 154  Laghouat.03000

Tel : +213 29 10 14 64

Fax : +213 29 10 14 64

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