Evenements 2018

12 Mars 2018

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Le Ministère de la Culture, à travers la direction nationale du projet « conservation de la biodiversité d’intérêt mondial et utilisation durable des services écosystémiques dans les parcs culturels en Algérie », a organisé, le lundi 12 mars 2018, une journée d’information sur les résultats à mi-parcours du projet. Cette rencontre placée sous le thème « Indissociabilité nature-culture au service de la protection des patrimoines et du développement des territoires », se voulait un rendez-vous pour partager les résultats d’étape du projet. Elle a été également une occasion pour capitaliser cette expérience unique menée sur les territoires des parcs culturels de l’Ahaggar, du Tassili n’Ajjer, de l’Atlas Saharien, du Touat Gourara Tidikelt et de Tindouf. Lesquels parcs, pour rappel, couvrent une superficie totale de 10 425 77〖 km〗^2, et représentent près de 44% du territoire national.

Dans son discours inaugural, Monsieur Azzedine MIHOUBI, Ministre de la Culture, a souligné que le secteur de la culture accorde un grand intérêt pour la protection du patrimoine naturel et culturel du réseau national des parcs culturels. C’est dans ce cadre qu’une coopération fructueuse avec le fonds pour l’environnement mondial (GEF) à travers le programme des Nations Unies pour le Développement a abouti au projet des parcs culturels, qui vient appuyer et renforcer le système de gestion du territoire des parcs culturels pour une meilleure conservation de la biodiversité d’intérêt mondial. A ce sujet, Monsieur MIHOUBI, estime que de nombreuses espèces à l’instar du guépard saharien, du pistachier de l’Atlas, du cyprès du Tassili et de l’arganier de Tindouf, méritent d’être classées comme patrimoine naturel. A cet effet, il suggère d’y aller vers la patrimonialisation de la biodiversité dans la révision de loi 98-04 relative à la protection du patrimoine.

Le Ministre de la culture a également affirmé que la mise en œuvre de ce projet représente un défi en soi, compte tenu de l’immensité des territoires des parcs culturels, de la richesse et de la diversité des ressources naturelles et culturelles qu’ils renferment ainsi que la multiplicité des facteurs de dégradation qui pèsent sur la préservation de ces richesses.

Malgré ce contexte, l’évaluation à mi-parcours du projet a fait ressortir des résultats satisfaisants concernant le système de suivi mis en place, l’implication des acteurs locaux et de la population locale dans la mise en œuvre du projet, ce qui dénote qu’un travail colossal a été effectué dans le cadre du projet pour l’atteinte de ses objectifs d’ici la fin du projet en2020.

Pour sa part, Madame Fatma Zohra ZEROUATI, Ministre de l’Environnement et des Energies Renouvelables, a souligné que l’Algérie possède une diversité biologique importante, pouvant lui permettre de faire face aux défis socioéconomiques et écologiques, et ce à travers une gestion rationnelle et durable des écosystèmes. C’est dans ce contexte que le secteur de l’environnement a adopté en concertation avec les secteurs concernés, notamment avec celui de la culture, une stratégie et un plan d’action nationaux pour la préservation de la biodiversité (SNPB 2016-2030). La Ministre considère que le projet des parcs culturels algériens, constitue, un outil au profit de la préservation de la biodiversité et la valorisation du patrimoine culturel.

De son côté, le représentant du Ministère des Affaires Etrangères a tenu féliciter le projet pour les résultats probants atteints à la mi-parcours. Selon l’orateur, ce projet a permis de dévoiler les richesses naturelles inestimables de notre pays, notamment, celles du sud.

M. Eric Overvest, Représentant Résident du PNUD en Algérie, a tenu à souligner l’intérêt accordé par le Gouvernement Algérien à la préservation de la biodiversité à travers la ratification d’un grand nombre d’instruments juridiques, comme il a salué la coopération entre l’Algérie et le PNUD, qu’il qualifie de fructueuse, eu égard aux résultats probants obtenus dans la mise en œuvre du projet depuis son lancement en 2005.

Il a également réitéré l’engagement du PNUD pour continuer ce projet dans une troisième phase qui sera consacrée à la capitalisation et à la mise en œuvre de tous les outils de gestion de la biodiversité développés dans le cadre de ce projet.

Après la session protocolaire, l’assistance a eu droit à une série de communications techniques sur les aspects liés au système de suivi de la biodiversité, au profil écoculturel des parcs culturels, au système d’information géographique, au renforcement des capacités et à l’écotourisme.

Par ailleurs, cette journée d’information sur les réalisations à mi-parcours du projet a été marquée par un témoignage d’une habitante du site prioritaire de la Taessa, impliquée dans le système innovant de suivi de la biodiversité mis en place par le projet, qui table sur la participation active de la population locale dans le suivi de la biodiversité.

Les participants ont également assisté à une projection d’un film documentaire de 13 minutes mettant en lumière les réalisations du projet sur le territoire des parcs culturels. Comme ils ont eu droit à une exposition photos sur les activités du projet, donnant un aperçu sur les différents axes d’intervention du projet et les efforts fournis sur le territoire des parcs culturels.

A la fin de la journée, le Directeur national du projet, Monsieur Salah AMOKRANE, a salué les efforts consentis par les partenaires de mise en œuvre du projet, les secteurs et les différents intervenants à l’échelle nationale et locale, les unités locales de gestion du projet et en particulier les membres de la direction nationale du projet. Il a également remercié tous ceux qui ont contribué à la réussite des travaux de cette journée, en leur donnant rendez-vous aux prochains événements similaires.

 

Compte rendu de la journée d'information