Le projet appuiera l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan de conservation spécifique pour le guépard, dans la région du Tassili N’Ajjer et de l'Ahaggar. L'importance du guépard ne s’explique pas seulement par son statut d'espèce phare mais également par son rôle en tant qu'espèce parapluie, dont la conservation protège indirectement de nombreuses autres espèces constituant l'écosystème du Sahara. En effet, la persistance du guépard dans la région du Tassili N’Ajjer/Ahaggar est un indicateur positif de l'équilibre écologique global qui règne encore dans les parcs culturels du Tassili N’Ajjer et de l'Ahaggar.

La mise en œuvre d'un plan de conservation passe par une description détaillée de l'aire de répartition du guépard, de son habitat, de son comportement, de sa reproduction et de son interaction avec les autres espèces. Les études détaillées portant sur le guépard et ses proies seront poursuivies et traiteront particulièrement des interactions du guépard avec le bétail et du développement de techniques de suivi améliorées à l'aide de pièges photographiques et de systèmes de reconnaissance des excréments. Il est certes irréaliste de vouloir effectuer des inventaires complets dans la région du Tassili N’Ajjer/Ahaggar, mais il conviendra de réaliser des estimations des tendances temporelles d’évolution de la population pour mieux appréhender la dynamique de la variabilité et de la vulnérabilité de cette dernière. Une attention particulière sera accordée à la nécessité de prendre en considération des données culturelles, sociales et économiques. Après avoir déterminé le statut de cette espèce dans les parcs culturels, un plan sera élaboré pour conserver et restaurer la population au niveau visé. Ce plan mettra l’accent sur la nécessité de conserver la structure globale et la fonction de l'écosystème en s’intéressant aux questions de connectivité et de résilience de l'habitat, et pourrait se baser sur l’étude des communautés d'espèces de proies comme méthode de suivi des résultats escomptés.